Entretien avec Sandrine Chapuis
Directrice de l’agence de communication Acilone à Besançon,                                                                                              Communicante, Coach, Formatrice

Sandrine est chez elle, en famille depuis le 16 mars.

Avez-vous anticipé une telle crise ?                                                                                                                                                     « Non, la situation de paralysie mondiale était peu prévisible et exceptionnelle.
Mais je suis de nature prévoyante donc je ne suis pas prise de court, ma trésorerie devrait me permettre de tenir et de faire le dos rond pendant deux mois. J’ai eu la chance que la majorité de mes dossiers important du mois ait abouti avant le 15 mars. J’ai 20% de baisse d’activité en mars, et 80% en avril. »

Quels sont les points forts d’Acilone pour faire face à la crise ? Ses faiblesses ?

« Je peux maintenir les travaux de graphisme depuis chez moi, le télétravail n’est pas gênant non plus pour les séances de coachings individuels que je peux maintenir par Skype. Pour ce qui est des séances collectives, elles ont toutes été annulées.»

Avez-vous un avis concernant la gestion de la crise ?

« Je ne me permettrai pas d’arbitrer cette situation puisque j’estime que je ne suis pas suffisamment éclairée pour avoir un avis sur l’ensemble de cette situation sans précédant. Cela dit, même si je ne devrais pas être trop impactée, je trouve que l’aide de 1500€, si elle est vraiment versée aux TPE est très légère. Elle ne permettra pas de dépasser cette crise pour toutes les entreprises qui vont souffrir. Il me semble qu’une annulation pure et simple prélèvements RSI pour le mois d’avril aurait dû être préféré au report par exemple. Les entreprises ne pourront pas plus payer en sortie de crise »

 

Comment avez-vous mis en place votre nouveau quotidien de travail ?

« Je suis très occupée avec une certification Qualiopi en cours. Je travaille également sur la création d’une nouvelle formation en collaborant à distance avec mes partenaires. J’ai beaucoup de sujets sur le feu et le télé-travail me permet d’avancer sur des projets de communication au long cours. »

 

Propos recueillis par Camille Vernier

Témoignage de Sandrine Chapuis – Acilone