Dans la série nos pilotes restent dans la course, conversation avec Jean-Philippe Olivier, tout nouveau pilote du club Lean…

Fort d’une grosse expérience dans les milieux de la qualité vous venez de créer votre propre entreprise…

En effet, c’est tout récent, depuis le 1er septembre 2020 en fait. Toutes ces années passées aux côtés des entreprises à la recherche du mieux faire m’ont conduit vers cette création, c’est une forme d’évolution naturelle. Mon quotidien professionnel prend appui sur trois piliers, (on tient mieux sur trois pieds): la gestion de la qualité ou comment bien digérer les normes, la méthode Lean et la responsabilité sociétale des entreprises.

Justement, pour le MFQ BFC vous venez de reprendre le volant du club Lean laissé vacant depuis quelques années…

J’ai poussé les portes du MFQ en juin cette année, je cherchais des informations, des conseils pour ma future création d’entreprise. Un petit sondage durant l’été auprès d’une vingtaine d’entreprises désireuses de relancer les échanges s’est transformé en véritable déclencheur. De belles rencontres et l’envie de tenter l’expérience, alors j’ai accepté la proposition.

Lean signifie maigre, dégraissé… C’est une lutte anti-gaspi sans répit qui est proposée aux entreprises…

La méthode Lean n’est pas récente, elle s’est développée durant les années 70 dans l’industrie automobile japonaise alors en plein essor. Dans ces procédures on chasse le gaspi et pour gérer sans gaspillage, au plus juste, il faut d’abord songer à changer l’état d’esprit d’une entreprise en visant l’amélioration continue. Cela prend aussi en compte la qualité de vie au travail, le bien-être des opérateurs.

Les membres du club Lean que vous pilotez ont bien adhéré à votre vision de la course…

Dans ce club on retrouve des dirigeants d’entreprises, des responsables qualité, des consultants… Tous ont la même vision de la productivité. Ici nous avons fait le choix de deux pistes en distinguant Lean Manufacturing et Lean Transactionnel dirigé plutôt en direction du tertiaire, de l’administratif, de la comptabilité. Il n’y a aucun frein pour que les actions puissent être déployées dans tous les secteurs d’activité.

Activité professionnelle personnelle et pilote pour le MFQ BFC c’est vraiment compatible?

Pour l’instant ça fait bon ménage, c’est pas du tout un problème. Quand toutes ces compétences sont rassemblées c’est vraiment motivant. D’ailleurs à l’ordre du jour de notre prochain rendez-vous en visio le 16 novembre, il s’agira de créer une boîte à outils de bonne facture, qui tienne la route et qui carbure à l’intelligence collective. Cela prendra quelques séances d’essais bien entendu, c’est une de nos solutions pour continuer à monter en compétence, tous ensemble.

Pascal VERNIER

 

Dans la série nos pilotes restent dans la course, conversation avec Jean-Philippe Olivier, tout nouveau pilote du club Lean…